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14/04/2017

Le monde se rêve



Le demi-dieu du printemps préside au dégel.
Il s’extirpe de la dimension des eaux, réalise l’arbre et la pierre, cristallise l’or d’un soleil venu réchauffer la terre, semer la vie.
Dans ce chaos de glace encore à la dérive, dans ce chaos grinçant livré à la débâcle, des visages surgis du néant expérimentent la forme, leurs traits sont déjà porteurs de l’esprit. 
Certains, paupières closes, surgis des ténèbres intestines d’un lac sont déjà en quête de sagesse.  L’oiseau noir se prépare à son envol vers la lumière.
De chaque fissure, on pressent le germe d’une connaissance prête à conquérir le monde. 
Le ciel enfin différencié de cette soupe primordiale, pris d’un insatiable désir d’expansion, a commencé son évasion vers l’infini. 
Bientôt le premier cri accueillera le souffle et le monde sera, pour l’instant, il se rêve.

©Adamante Donsimoni (sacem)







8 commentaires:

  1. A toute saison en succède une autre depuis la nuit des temps... c'est la magie de l'année en 4 teintes... merci Adamante, bises

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  2. J'aime ce monde qui se rêve... merci pour cette page, Adamante.
    Passe une douce journée.

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    Réponses
    1. Je crois que nous sommes tels que nous nous rêvons, au moins dans une grande partie, mais qui possède la vérité ? Amitiés, Quichottine.

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  3. Le monde se rêve...mais qu'il ne se transforme pas en cauchemar...
    J'aime beaucoup tes pages Adamante elles ouvres sur des infinis possibles

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  4. Merci beaucoup, Josette, j'essaie d'exprimer ici ce qui balise mon chemin de vie, d'interrogation en recherche, ce blog est une fenêtre sur cette écriture.

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  5. Rêver le monde, c'est bien ce qui nous console du présent pas toujours à notre gout de quelque côté que l'on regarde, joyeuses Pâques Adamante

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  6. Belle page d'écriture, autour d'un tableau porteur. J'ai spécialement aimé certaines phrases, certains éléments de phrases parfois.
    "Il s’extirpe des eaux, réalise l’arbre et la pierre, cristallise l’or d’un soleil venu semer la vie."

    " Dans ce chaos grinçant livré à la débâcle, des visages surgis du néant expérimentent la forme, leurs traits sont déjà porteurs de l’esprit."

    "De chaque fissure, on pressent le germe d’une connaissance"

    "Le ciel enfin différencié de cette soupe primordiale, pris d’un insatiable désir d’expansion, a commencé son évasion vers l’infini."

    A bientôt sur la prochaine proposition de l'Herbier ...

    Serge

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